Sainte Kateri Tekakwitha

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Sainte Kateri Tekakwitha

Message par Admin le Lun 18 Avr - 16:43



Kateri Tekakwitha
Kateri Tekakwitha
Image illustrative de l'article Kateri Tekakwitha
Portait par le père Claude Chauchetière, 1690
Sainte
Naissance 1656
Ossernenon (proche de Auriesville)
Décès 17 avril 1680 (24 ans)
Kahnawake (Québec)
Nationalité « Mohawk »
Béatification 22 juin 1980
par Jean-Paul II
Canonisation 21 octobre 2012 Vatican
par Benoît XVI
Fête 17 avril
Attributs Tenue d'indienne, avec voile ou cape, tenant un crucifix ou un chapelet

Kateri Tekakwitha (Tekakwitha : « Celle qui avance en hésitant » en langue iroquoise ; 1656 - 1680; aussi connue comme le « lys des Mohawks1 ») est née à Ossernenon sur les rives de la rivière Mohawk, aujourd'hui située dans l'État de New York, est une jeune Agnière convertie au christianisme.

Après sa béatification par Jean-Paul II le 22 juin 1980, un décret portant sur un nouveau miracle a été signé en décembre 2011 et a permis qu'elle soit déclarée sainte par l'Église catholique. Elle devient ainsi la toute première autochtone d'Amérique du Nord à être canonisée, lors d'une cérémonie qui s'est déroulée le 21 octobre 2012 et présidée à Rome par le pape Benoît XVI.


Sa mère, convertie au catholicisme, était algonquine alors que son père était agnier2 ; ils venaient donc de deux tribus traditionnellement ennemies. Son lieu de naissance a vu le martyre d'Isaac Jogues, de René Goupil et de Jean de La Lande. Surnommée le « lys des Agniers », parfois on l'appelle tout simplement Catherine. Elle est une figure importante de l'histoire catholique canadienne et même nord-américaine.

À l'âge de quatre ans, elle perd toute sa famille (ses parents et son frère) à la suite d'une épidémie de petite vérole qui frappe la région de 1661 à 1663, sa vue est alors considérablement affaiblie et sa figure demeurera « grêlée » des suites de cette terrible maladie jusqu'à sa mort. Lorsqu'elle en a l'âge, ses parents adoptifs (oncle et tante) ainsi que le chef amérindien l'obligent à choisir un mari mais, d'après les historiographes catholiques, elle souhaite ardemment conserver sa virginité afin de se consacrer à Jésus. Son refus de mariage la réduit quasiment à l'esclavage. Elle exprime alors le vif désir de devenir chrétienne, d'être baptisée. Jacques de Lamberville, un jésuite, accède ainsi à sa demande mais seulement après six mois de catéchuménat : elle est baptisée par ce même prêtre le jour de Pâques, le 18 avril 1676. Elle reçoit du père Lamberville le nom de Kateri, en l'honneur de la sainte Catherine de Sienne3.

Arrivée ensuite à la mission Saint-François Xavier, à La Prairie (cette mission est depuis 1716 établie sur le site de Kahnawake), en 1677, après un difficile voyage, elle désire alors se faire religieuse et ainsi entreprendre une démarche de conversion de la vallée iroquoise. La prière la transforme profondément à tel point que sa piété impressionne l'historien François-Xavier Charlevoix, en mission en Nouvelle-France sur les ordres du roi Louis XIV qui l'avait délégué. Elle ne vécut toutefois que trois années sur les bords du fleuve Saint-Laurent mais on lui attribue néanmoins d'avoir sauvé la colonie des attaques autochtones, la vue de sa tombe ayant effrayé et ainsi découragé les envahisseurs.

Elle rend l'âme le 17 avril 1680, à l'âge de vingt-quatre ans, en odeur de sainteté selon ses biographes jésuites. Au fil du temps, sa réputation se répand à travers le monde catholique, notamment grâce aux écrits dits relations des Jésuites. Tout au long de sa courte vie, Kateri a beaucoup pratiqué le jeûne ainsi que la mortification, parfois même excessive par une naïve ignorance et réprouvée par son confesseur, souvent sous forme de sévices corporels.

Aujourd'hui, son tombeau est exposé à l'église St. Francis Xavier de Kahnawake, à l'intersection de Church Road et River Road (45° 24′ 55″ N 73° 40′ 37″ O).

Postérité
Kateri Tekakwitha est inconnue des catholiques nord-américains, si ce n'est son culte local autour de Kahnawake jusqu'à la fin du xixe siècle qui voit le catholicisme en expansion sur le sol américain se chercher des figures autochtones en guise de légitimation. Exemple d'inculturation, elle est alors devenue, aussi bien dans l'hagiographie jésuite que dans le discours anti-hagiographique des femmes, un symbole catholique intertribal polyvalent4.

Canonisation

Statue de Kateri Tekakwitha à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, près de la ville de Québec.
En 1884, on introduit sa cause en béatification au Synode des évêques américains de Baltimore. Les indiens catholiques associés dans la Tekakwitha Conference (en) instituée en 1939, font de sa canonisation leur cheval de bataille5.

Elle a été déclarée vénérable par Pie XII le 3 janvier 1943. Mgr Gérard-Marie Coderre présida au transfert de ses reliques en 1972. Kateri est béatifiée par Jean-Paul II le 22 juin 1980. Sa fête figure au calendrier liturgique de l'Église catholique le 17 avril. Le décret concernant ses miracles a été signé le 19 décembre, 2011. Il s'agit, en 2006, de la guérison d'un jeune garçon, Jake Fink-Bonner, de Sandy Point, une petite ville située près de Seattle (Washington), de la fasciite nécrosante, également connue sous l'appellation populaire de « bactérie mangeuse de chair ».

Sa canonisation a eu lieu à Rome par le pape Benoît XVI, le 21 octobre 20126,7,8. Un sanctuaire lui est consacré à la Mission Saint-François-Xavier, à Kahnawake9. Il y a une église Katheri-Tekakwhita dans la communauté montagnaise de Mashteuiatsh, dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean et dans la communauté de Uashat Mak Maliotenam. Un camp de vacances aux États-Unis, entièrement francophone, le camp Tékakwitha10, a aussi été fondé et nommé en son honneur.

Autres hommages
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Devise
« Qui est-ce qui m'apprendra ce qu'il y a de plus agréable à Dieu afin que je le fasse 11? »

Représentations
Kateri Tekakwitha, auquel le narrateur s'adresse fréquemment, est mentionnée dans le roman Beautiful Losers de Leonard Cohen.

Kateri Tekakwitha est une figure de référence très importante dans le roman A Cry of Stone (2003) de l'écrivain canadien Michael D. O'Brien.

Tekakwitha est également présente dans la série Clémentine.

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